
5
et 6 avril à 20h30
Théâtre
Équestre Zingaro
176, av. Jean-Jaurès
93300 Aubervilliers
M°
Fort d'Aubervilliers
Renseignements
:
01 45 44 72 30
LOCATION
Par
téléphone et sur place
au 01 45 44 41 42
du mardi au samedi
de 11h à 19h
Par
correspondance
en téléchargeant
le bulletin
Avec
la FNAC
au 0892 707 507
ou
sur le site www.fnac.com

Avec THEATREONLINE.COM
www.theatreonline.com
Tarifs
:
21 (plein
tarif)
15 (au moins
3 spectacles)
11 (sans
emploi, - de 26 ans)
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Pakistan
Akhtar Sharif Arup Vâle
Qawwâli
Avec
le groupe Akhtar Sharif Arup Vâle :
Akhtar Hussain, chant
Sabir Hussain, chant et harmonium
Saqlain Abbas, tabla
Sarmad
Hussain,chant
Maqsood Sabir, choeur
Adrees Ahmad, choeur
Amjad Hussain, choeur
Muhammad Anwwar, choeur
Mukhtar Ahmed, choeur

Les
nombreuses tournées internationales des Frères Sabri puis
de Nusrat Fateh Ali Khan ont permis au qawwâli de devenir depuis
une vingtaine d'années l'un des genres les plus célèbres
de la musique indo-pakistanaise. Après les premiers concerts parisiens
des Frères Sabri à la Maison des Cultures du Monde, et après
la mémorable Nuit des Qawwals avec Faiz Ali Faiz et Mehr et Sher
Ali dans le cadre du 3e Festival de l'Imaginaire en 1999 au Théâtre
Équestre Zingaro, le public est invité à la découverte
du groupe de Akhtar Sharif Arupwale pour ses premiers concerts en dehors
du Pakistan.
Akhtar
Sharif Hussain appartient à la quatrième génération
de qawwals qui se sont succédés sur une période
d'un siècle. Son groupe est très célèbre au
Pakistan où il est connu sous le nom de « Akhtar Sharif Sabir
Husain Qawwal Arup Vâle ». Ayant fait allégeance à
l'ordre soufi Chishti, Akhtar et son groupe suivent la ligne tracée
par Khwaja Barakat Ali du village d'Arûp dans la province pakistanaise
du Penjab, village où ils vivent.Tous les jeudis, ils participent
à une cérémonie qawwali et chantent au mausolée
de leur maître. Ils sont les darbâri, c'est-à-dire
les qawwals officiels du sanctuaire de Data Ganj Bakhsh, le saint
patron de la ville de Lahore, le plus grand centre de rassemblement de
qawwals au monde. Ils ont ainsi obtenu le droit exclusif de porter
le drap sacré depuis l'espace réservé au concert
jusqu'au mausolée de ce saint et cela pendant les 25 dernières
années, un privilège qui ne fut même pas accordé
à Nusrat Fateh Ali Khan.
Le père de Akhtar Sharif, Muhammad Sharif Khan a appris l'art et
la musique du qawwali auprès de Fateh Ali Khan, le père
du légendaire Nusrat. Quant à Akhtar, il a étudié
avec l'un des groupes les plus importants, Bakhshi Salamat. Notons qu'à
chaque fois que Nusrat Fateh Ali Khan se produisait chez lui, ou qu'il
organisait un concert de qawwali à son domicile, le seul
groupe qu'il invitait à chanter devant sa famille était
celui d'Akhtar. Akhtar Sharif s'est appliqué à transmettre
son art à son fils Sarmad Hussain qui se tient désormais
à l'extrême droite du premier rang. Le groupe a fait ses
débuts à la radio et à la télévision
au Pakistan en 1967 et n'a cessé depuis de gagner en notoriété.
La télévision pakistanaise leur a décerné
la plus haute distinction, celle d'« exceptionnel ». Alors
que les qawwals d'aujourd'hui se forment en écoutant des
enregistrements (raison pour laquelle ils sont connus sous le nom désobligeant
de « cassette qawwals »),Akhtar a développé
un style de chant unique où la musique sert à magnifier
le texte sans recourir au moindre trucage ornemental. Ainsi, sa manière
de découper les phrases poétiques (bôl bânt)
est totalement différente de celle des autres qawwals. De même,
les incursions poétiques et les citations d'autres auteurs qu'il
ajoute au texte principal afin de l'éclairer sont toujours choisies
avec beaucoup de justesse ; elles mettent remarquablement en valeur le
thème principal du poème et contribuent à transmettre
le message essentiel de chaque pièce de qawwali.
La rythmique énergique est assurée par le joueur de tabla
Saqlain Abbas, qui fut l'élève du légendaire joueur
de tabla qawwali Gajro (litt. la foudre). Pour renforcer les
coups les plus graves, il joue de la timbale bayan de la main
droite, qui est plus puissante (au lieu de la main gauche comme le veut
la coutume) et fait ainsi entendre de subtiles modulations dans les sons
graves, en frappant et en pétrissant la pâte humide (atta)
étalée sur la peau de l'instrument. À cela s'ajoutent
les voix et le rythme explosif et parfaitement en mesure des claquements
de main vigoureux exécutés par le choeur des jeunes hommes
qui constituent la deuxième rangée. À sa gauche,
Akhtar est soutenu par la voix douce de son jeune frère Sabir Hussain
qui complète la voix puissante du leader avec de jolis mélismes
accompagnés à l'harmonium. Son jeu d'harmonium n'a jamais
eu d'égal, sinon celui de Farukh Fateh Ali Khan, le frère
de Nusrat. Le deuxième harmonium joué par Javed Akhtar et
Sarmad, le fils d'Akhtar, répond au duo des deux frères.
Le répertoire du groupe comprend des textes soufis en penjabi,
purbi et persan, les langues liturgiques du qawwali dans le Penjab.
Leur répertoire en urdu est aussi très important et quelques
textes en arabe, plus rares, viennent compléter ce répertoire.
Baba Bullhe Shah et Khwaja Ghulam Farid sont leurs deux poètes
favoris, sans oublier les textes fondateurs de Amir Khusraw, qui fut le
créateur du qawwali tel qu'on le connaît aujourd'hui.
Addam
Nayyar

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