FESTIVAL DE L'IMAGINAIRE 2004

15 mars 20h30

Maison des Cultures du Monde
101 bd Raspail
75006 Paris

M° St-Placide
ou N.-D. des Champs

Renseignements :
01 45 44 72 30

Billetterie :
à partir du 3 février
01 45 44 41 42
mardi au samedi
de 11h à 18h

Tarifs :
20 €
14 € (groupes)
10 € (demandeurs d'emploi et <26 ans)

en tournée :
4 mars, Zuiderpershuis, Anvers.
6 mars,
La Mounède, Toulouse.
12 mars,
RASA, Utrecht.

 

 


Chine, Corée, Japon
Musiques pour cithares
zheng, kayagûm, kôto
et tambour changgu


IIIZ+ : Masayo Ishigure (kôto), Fiona Siang Yun Sze (zheng),
Jocelyn Clark (kayagûm), Il-Ryun Chung (changgu)

Extrait vidéo sur le site de Mondomix >>>


Cl. Alejandro Dhers

La question est récurrente : selon quels critères sont sélectionnés les spectacles invités au Festival de l’Imaginaire ? J’y réponds toujours par : "la qualité et le coup de coeur".

C’était à Berlin, l’an dernier, au concours Musica Vitale dont je suis membre du jury depuis une dizaine d’années, que j’ai été séduit par IIIZ+. Séduit par ces trois musiciennes qui sont venues s’installer sur scène avec leurs instruments immenses bientôt rejointes par un joueur de changgu. Dès que la première, la chinoise, a touché les cordes de son zheng, le public a retenu son souffle. La même magie a opéré lorsque la seconde, la coréenne, a pincé et plaqué les cordes de son kayagûm, puis la troisième, la japonaise, gratté celles de son kôto. En l’espace de quelques minutes, trois instruments, presque semblables dans leurs formes, révélaient l’âme de trois cultures proches, voisines, mais profondément différentes. J’ai alors voulu faire partager l’intensité de ces instants au public du Festival de l’Imaginaire.

La suite du concert m’a confirmé dans cette intention lorsqu’elles se sont mises à interpréter ensemble, accompagnées du changgu, des pièces contemporaines écrites pour les quatre instruments. Si les concerts avaient un titre, on pourrait appeler celui de IIIZ+ : "Comment préserver son identité et engager un dialogue créatif avec les autres".

J’ai appris par la suite que les artistes vivaient aux quatre coins du globe, que la Coréenne était en fait une Américaine de l’Alaska, qu’elles faisaient des milliers de kilomètres pour se retrouver, répéter et jouer ensemble, raison de plus pour faire découvrir au public parisien le talent et la passion d’artistes qui devraient le séduire.

Chérif Khaznadar

voir aussi : http://iiiz.jocelynclark.com