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Festival de l'Imaginaire
Françoise Gründ / Photographies de Marie-Noëlle Robert
Edition Actes Sud / Maison des Cultures du Monde - 2007
prix : 42,00
Avant-propos
Préface
Découvrir
Françoise Gründ
Pierre Bois
Arwad Esber
Françoise Gründ
Françoise Gründ
Françoise Gründ
Pierre Bois
Françoise Gründ
Photographies
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Chérif
Khaznadar
Jean Duvignaud
Françoise Gründ
Rituels et musiques sacrées
- Négociations spectaculaires avec le divin
- Chant religieux, musique sacrée
- Rituels de guérison
Les maîtres de la parole
Le corps caché
Gestes d’Asie
Musique savante, musique classique
Le besoin de séduire, le besoin d’exulter
Marie-Noelle Robert et Isabelle Montané, Arwad Esber, Pierre
Bois, Françoise Gründ
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LE
COMMUNIQUÉ DE PRESSE
AU FORMAT PDF |
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L’équipe
de la Maison des Cultures du Monde, rassemblant le résultat de
recherches permanentes, les questions et les désirs de connaissance,
convie, depuis vingt-cinq ans, à Paris, des individus ou des groupes
appartenant aux différentes régions de la planète.
Elle favorise des rencontres forgées autour de temps d’exception
: ceux de la représentation. Chaque homme qui, dans son contexte,
« fait » le dieu ou la bête, répond à
une impérieuse volonté de créer ou de refaire le
monde, jaillissant des zones souvent inconnues de lui-même. Lorsqu’il
se spectacularise, il s’offre, en quelque sorte en sacrifice, pour
que ceux qui lui font face ou l’entourent puissent se nourrir de
lui.
Des millions de secondes de telles fusions –nourrissement et rétro-alimentation–
ont jalonné un parcours accompli autant par ceux qui se disent
acteurs que par ceux qui agissent comme spectateurs. La mémoire
de ces micro-instants vibre dans les photos qui, couchées dans
un ouvrage, ouvrent la voie à une activité créatrice
subtile ou intense selon la délicatesse ou la force des visages
et des corps semblant s’immobiliser dans un élan vers un
passage improbable. Les éblouissements des rencontres fugitives
entre les vêtus de lumière et d’or et les drapés
dans les plis de l’obscurité métamorphosent, une surface
couverte de signes, en mouvement.
La grâce d’un geste, le tranchant d’un profil, la délicatesse
sophistiquée d’un instrument de musique, inscrits dans les
images, bouleversent, des années après leur captation, et
invitent à se changer en conteur et à inventer des histoires.
Celui-ci, qui était roi, a-t-il retrouvé les siens et ses
palais en retournant dans son pays saisi par les convulsions politiques
? L’enfant blotti au coin de la photo n’est-il pas devenu
un grand danseur qui fait trembler d’émotion les adorateurs
du temple de son village ? La vieille dame, celle qui chantait en élevant
ses mains ridées jusqu’à son front, vit-elle toujours
?
Immobiles en apparence les photos permettent de se mettre à l’affût
de détails, passés, sans doute, inaperçus au cours
de la représentation : un pied posé sur un talon et qui
pivote en semblant soutenir la terre, un œil exorbité sous
le maquillage, un vêtement ondulant devenant une aile ou une nageoire.
Elles offrent une base d’envol à de possibles chrysalides
qui viennent d’éclore, à des ponts de lianes qui se
lancent d’une rive à l’autre d’un torrent.
Les motivations de ces êtres humains venus témoigner de l’un
de leurs moments d’exception devant des étrangers se révèlent
si diverses qu’une sorte de rangement s’imposait. Des thèmes,
sans doute arbitraires, choisis pour mettre en valeur la rareté
de chacune des manifestations, servent de dénominateur commun à
des formes différentes.
Pour les uns, les chants et les danses de mariage soulignent l’importance
des fêtes joyeuses qui accompagnent bien d’autres circonstances.
Pour d’autres, l’expression la plus profonde, la plus sincère,
ne peut jaillir à la surface du corps que grâce à
ces ouvertures-fermetures que sont les masques et les marionnettes. Les
rites de passage, les funérailles, le temps des morts constituent
des périodes et des comportements qui prennent une importance démesurée
dans certaines sociétés. Parfois, la verve populaire, sa
fougue et ses débordements se calment et les participants se donnent
des règles. La musique et la danse deviennent alors classiques
ou savantes. Elles changent d’habit et d’interlocuteur sans
toutefois altérer la pertinence du propos.
Réparties en chapitres, selon les objectifs des participants, les
images –recueillies au cours du Festival de l’Imaginaire créé
en 1997- permettront sans doute de repérer, entre les cultures,
des différences signifiantes. Cependant, les images d’un
chapitre pourront s’échapper des pages et glisser subrepticement
dans un autre. Rien n’est vraiment figé dans une case, car
les auteurs de cet ouvrage souhaitent surtout donner des outils pour que
chacun puisse se forger un indicateur de rêves.
Chérif Khaznadar
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